1 – Historique : les origines, avec le père Rémy Leproust

  • -  Nous sommes en septembre 1993 : au 31, rue Letort il y avait 3 immeubles en mauvais état, totalisant 17 appartements occupés par des locataires et des squatters. Le propriétaire avait décidé de démolir l’ensemble. Pour défendre les occupants, s’est constitué une équipe de 10 membres, qui a été inscrite au J.O. du 06/04/94 comme association loi 1901. Elle a réussi a retarder les expulsions de 2/3 ans ; finalement les immeubles ne furent pas démolis, mais rénovés et les locataires purent y rester.

  • -  Au cours des années qui suivirent, deux membres sont décédés et les autres ont progressivement déménagé. Durant cette période aux effectifs restreints nous avons pris contact avec l’OPAC de Paris et nous avons commencé a constituer des dossiers présentés directement à un responsable de l’OPAC, à raison d’une demi-douzaine par an. Ces familles obtenaient généralement un logement au bout de 3 à 6 mois. Heureux temps !

2 – Relance en 2002
  • -  En juin 2002 fut reconstituée une équipe, par contacts directs avec des personnes du quartier « Porte de Clignancourt »... et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à quatorze lors des rencontres de lancement des 26 juin et 1er octobre 2002 (deux ont démissionné depuis lors.)

    Nous avons décidé :
    • de la modification des statuts (art. 2 : but) ;
    • de l’ouverture d’un compte postal ;
    • d’une demande d’autorisation a donner des reçus fiscaux ;
    • de notre participation au Conseil de Quartier et au C.I.C.A ;
    La modification des statuts a été inscrite au J.O. du 15/02/03.

  • -  Suite a la réorganisation de la Commission OPAC d’attribution des logements, nos interventions auprès de cet organisme devinrent moins efficaces : les délais d’attente entre le dépôt d’un dossier et le relogement de la famille s’allongèrent jusqu’à une ou deux années. De ce constat naquit notre projet de location et sous-location temporaire, pour faire face a des situations d’urgence qui comportent un risque d’exclusion sociale.

    L’association « Abbesses-Fraternité », ayant une longue expérience de ce genre d’action, nous avons demandé a sa secrétaire, Mme Laurent, de nous en présenter les conditions et difficultés. C’est ce qu’elle a fait le 07/01/03, en insistant sur la nécessité préalable d’une bonne trésorerie.

3 – En 2003 et 2004
  • -  Travail de sensibilisation
    En octobre et novembre 2003, nous sommes intervenus auprès des communautés paroissiales du 18
    e arrondissement Nord ; nous avons reçu un accueil amical et même enthousiaste. Suite a cette action, neuf nouveaux membres se sont joints a nous et nous avons reçu dix-neuf dons totalisant 2 400 € Par ailleurs nous avons reçu un don de 3 000 € de la Fondation N-D.
    En novembre et décembre 2004, nouvelles interventions dans les paroisses.
    Douze nouveaux membres et bénévoles nous ont rejoints et nous avons reçu, des membres anciens et nouveaux,       2 100 € de dons. Fin 2004 nous étions 30 membres ou bénévoles.

  • -  Intervention auprès de l’OPAC : efficacité réduite
    Les trois familles dont nous avons défendu les dossiers en 2003 ont été relogées en 2004 et parmi les cinq familles dont nous avions déposé les dossier en octobre 2004, deux seulement ont obtenu un bon de visite en 2005.
    En juin 2005 nous avons remis onze dossiers, encore en attente.

  • -  Les Assemblées Générales des 06/09/03 et 30/11/04
    Elles ont, entre autres :
    -  élu un Conseil d’Administration, qui permette au président de travailler en équipe ;

  • -complété l’article 2 «Objet» de nos statuts, en y ajoutant : "location de logements en vue de les sous-louer" ; "location de logements dont l'association serait propriétaire". 

4 – Année 2005 : le vrai redémarrage
  • 4.1. Consolidation de nos finances
  • Suite à une nouvelle intervention auprès des paroisses et surtout aux apports de plusieurs donateurs généreux... nous avions, au 31/12/05, 4 700 € sur le ccp et 15 000 € sur le livret A.
    Des demandes de subventions ont été remises à la Mairie de Paris et à la Fondation Vinci.

  • 4.2. Début de nos locations et sous-locations

    Il s’agit de «logements-passerelles» avec un bail normal entre le propriétaire et l’association... et un « contrat d’occupation de titre temporaire » (en attendant un relogement définitif) entre l’association et le sous-locataire :

    • novembre 2004 : un F3 de 52 m2, dans le 7e arrondissement, pour une dame africaine et son neveu adulte, a raison de 500 € loyer + charges ;

    • février 2005 : une chambre de 4 m2, équipée et aménagée par nos soins, dans le 10arrondissement, pour une jeune africaine qui paie 46 € de loyer/mois.

    • mai 2005 : un grand studio de 28 m2, dans le 18e arrondissement, pour une dame algérienne et sa fille psychologiquement handicapée, en raison de 400 € loyer + charges ;

    • novembre 2005 : un 2 pièces de 30 m2, rue Championnet (18e), pour une dame africaine et sa fille adulte, en raison de 450 € loyer + charges, ramenés à 400 € tant que la salle d’eau est inutilisable.

    •  février 2006 : un 3 pièces de 39 m2, a St-Ouen, pour deux femmes malgaches, en raison de 600 € loyer + charges.

4.3. Constitution des commissions de travail

Nous avons mis en place les commissions suivantes :

  • -  commission « dossiers » à constituer et à présenter à l’OPAC, à la Préfecture, ...

  • -  commission « travaux » pour l’aménagement et l’entretien des appartements sous-loués ;

  • -  commission « demande de subvention » ;

  • -  commission « informatique » ;

  • -  deux commissions encore en sommeil : « Recherche de logement » et « Secrétariat ».

5 – Nos difficultés actuelles
  • -  La multiplicité des appels de familles en détresse : nous avons au moins 25 demandes vieilles de plus d’un an... et une quinzaine depuis un an. Les 2/5 d’entre elles correspondent a des situations d’urgence. Nous avons besoin de bénévoles qui puissent prendre contact avec ces familles.

  • -  Un nombre important des personnes relogées et des demandeurs associent d’autres problèmes à celui du logement. Une assistante sociale ou un travailleur social, bénévole, nous est de plus en plus nécessaire pour orienter nos démarches en ce domaine.

  • -  Il nous faut une personne qui ait une expérience du secrétariat et qui puisse coordonner les travaux de bureautique.

  • -  Nous cherchons aussi une personne qui ait une connaissance de l’immobilier et qui puisse coordonner nos efforts dans la recherche de logements.

  • -  Notre trésorier, qui habite à Villiers-le-Bel, a démissionné ; il faut le remplacer.

... et nos espoirs
  • -  Depuis novembre 2005, treize nouveaux membres et/ou bénévoles se sont inscrits ;

  • -  Nous avons signé, avec la paroisse Ste-Hélène, une « convention de mise a disposition » d’un local, pour les mardis après-midi et samedis matin. Dans ce local nous avons installé une armoire qui nous permet un classement rationnel de nos multiples documents et dossiers.

  • -  Quand le classement sera achevé, une permanence nous permettra d’accueillir les familles et d’entrer en relation avec la trentaine de personnes qui ont leur domiciliation postale au siège de notre association.

  • -  La commission informatique et particulièrement Paolo Sebregondi nous ont doté d’un équipement et de programmes informatiques performants.